Les orientations de ce site web

Ce site est destiné à promouvoir un champ conceptuel ayant de nombreuses implications notamment dans le cadre des sciences humaines. C'est ce cadre qui sera plus particulièrement développé compte tenu de mes orientations professionnelles.

La théorie de la Médiation est directement issue de la clinique qui venait questionner les savoirs du moments il y a presque 40 ans maintenant. Sans cesse ce modèle d'anthropologie clinique n'a cessé de s'échaffauder, de se contester au regard de la clinique, des pathologies, qui venaient mettre à l'épreuve les choix et orientations. Tout ceci obligea à revoir régulièrement les formalisations conceptuelles.

La déclinaison de cette approche par le biais de la clinique est primordiale. Le travail que j'ai été amené à réaliser s'inscrit dans cette lignée. Il ne s'agit pas de prôner la contestation à outrange mais de façon fondée, argumentée et sans dogmatisme. Se positionner ainsi oblige, malgré les apparences, à ne pas adhérer à un modèle conceptuel et oblige aussi à garder une extrême vigilance quant à l'humain auquel nous nous adressons. Bien trop souvent, à l'insu de leurs auteurs, pour nombres d'approches conceptuelles, que celles-ci soient structurales, développementales ou phénoménologistes, l'adhésion finit par interdire la remise en cause et entraîne un asservissement du professionnel au modèle. Cette réification de la pensée peut avoir des conséquence lourde sur la personne acueillie car une seule lecture de sa singularité est réalisée.

L'intérêt de la théorie de la médiation est qu'il s'agit d'un modèle extrêment ouvert, s'étayant sur de très nombreux travaux réalisés par des chercheurs ou des professionnels formés à d'autres approches conceptuelles initiales. La théorie de la médiation propose des outils d'analyse différents d'autres approches en sciences humaines notamment. L'homme est pris dans sa globalité même si son activité est diffractée est quatre rationalités. Ces quatre rationalités ont pu être mise en évidence de part les problématiques cliniques rencontrées. Les pathologies ont permis de cerner les failles, les ruptures par rapport au "normal" et ainsi de fonder un savoir différent et complémentaire de ce qui se pratique usuellement.

L'apport de cette approche conceptuelle se retrouve dans mes travaux. La lecture de ceux-ci permettent d'appréhender tous mes questionnements et ce qui m'a orienté vers la théorie de la médiation. Au passage, mes questionnements et travaux ont permis d'interroger le modèle théorique et de mettre en évidence une insuffisance dans une partrie de la formalisation. Il va de soi que je n'apporte pas de réponses mais une obligation à compléter le modèle. Mon travail interroge sur une des rationalités et a donc nécessairement, lorsqu'on connaît le modèle, des répercussions sur les trois autres rationalités. Des ébauches de réponses sont donc proposées pour une rationalité, mais le travail est à affiner et à poursuivre sur les trois autres.

Mes travaux entièrement fondés sur des situations cliniques ont commencé en 1988. Une première formalisation eut lieu en 1991. La confusion a perduré longtemps car mes observations cliniques venaient mettre en avant un manque conceptuel du modèle. Par ailleurs je réalisais une erreur en même temps que mes travaux ont suscités quelques réactions en 1991. Il me fallait donc saisir mon erreur et d'autre part affirmer les positions que je suggérais et développais. Ce n'est donc qu'en 2002 que je présentais mes travaux. Entre temps une équipe s'est penchée sur le sujet et va au delà de mes propositions.

Par le biais de ce travail sur l'autisme et la psychose de l'enfant, je vous propose de cerner ce qu'est la théorie de la médiation et les apports qu'elle permet sur le plan clinique. En tant que professionnel, je vous propose de cerner ce qu'elle apporte quant à la construction du métier.

L'intérêt pour moi était de tenter de baliser ce que sont l'autisme et la psychose de l'enfant. Cette première balise posée devait me permettre d'en différencier ce qu'on appelle les pathologies états-limites ou Border-line. Ainsi il s'agit de dire ce que ne sont pas les pathologies border-line, de les sérier ou délimiter pour essayer de mieux en saisir le contenu. Concept fourre-tout au demeurant, il est nécessaire de poser malgré d'enventuelles manifestations pathologiques proches en quoi il ne s'agit ni d'autisme, ni de psychose et encore moins de névroses. A partir de situations cliniques précises, il a été nécessaire de poser et de préciser le rôle de l'éducation, de la socialisation. C'est à partir de ces considérations que le rôle du parent a été considéré à son tour et positionné le terme de parentalité.

Si l'apport de la Théorie de la médiation est de mon point de vue considérable et m'apporte beaucoup, cliniquement, comme professionnel, mes interventions se positionnent dans la mouvance kleinienne et donc post-kleinienne. Cette approche clinique me paraît particulièrement adaptée aux enfants, aux adolescents mais aussi aux adultes. Les travaux de Mélanie klein et de ses successeurs insistent sur le rapport incessant de l'individu et de son entourage en posant chacun comme acteur du processus en cours.

 

 

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